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Ce communiqué de presse en Anglais , en Néerlandais . En format PDF . Photos . Illustrations . Données géographiques >>> vers le Dossier de presseProjet belgo-congolais pour la protection des forêts du Congo sélectionné par le CBFF
Le CBFF est une initiative lancée par les gouvernements britannique et norvégien, pour la protection des forêts tropicales uniques de l’Afrique centrale ainsi que leur biodiversité et services écosystèmiques. La présidente du fonds est Mme Wangari Maathai, prix Nobel de la Paix 2004 et écologiste. Le CBFF focalise 10 pays du Bassin du Congo. Pour le moment, il est la plus grande enveloppe pour la conservation des forêts vierges tropicales. Le Biochar Fund et ADAPEL ont proposé une stratégie innovatrice qui aidera a résoudre quatre grands problèmes dans les régions tropicales et les pays en voie de développement, simultanément : (1) un rendement agricole faible et l’insécurité alimentaire chez les plus pauvres, c'est-à-dire les petits paysans du Congo habitant en marge de la forêt, (2) la déforestation causée par le système de la culture sur brûlis, (3) la pauvreté énergétique et le manque d’accès à l’énergie propre et renouvelable, (4) et le changement climatique. Le comité scientifique du CBFF a été impressionné par ce concept synergétique et a accordé une subvention de 300.000 euros pour exécuter le projet dans 10 villages dans la Province de l’Équateur en République démocratique du Congo. La stratégie d’ADAPEL et de Biochar Fund est basée sur la fertilisation des sols tropicaux pauvres qu’on trouve dans l’écosystème de ces forêts en y introduisant du ‘biochar’. Le biochar est un genre de charbon de bois moderne obtenu par la pyrolyse de résidus agricoles. Quand ce charbon est ajouté aux sols acides et pauvres en nutriments (ferralsols, acrisols) le rendement des cultures augmente d’une façon considérable, parce que la fertilité des sols est maintenue. Biochar est une forme organique d’aménagement des sols qui réduit l’utilisation d’engrais chimiques et organiques en augmentant leur efficacité dans le sol. En augmentant le rendement des récoltes de cette manière, on améliore la sécurité alimentaire et la situation socio-économique de ces pauvres communautés rurales.
En plus, l’application du biochar dans ces sols établit un puits de carbone permanent, stable, et qu’on peut facilement mesurer. Ce charbon n’oxyde que lentement dans le sol ; il y reste inaltéré pendant des siècles, voire des millénaires. Les résidus agricoles capturent du dioxyde de carbone et, en transformant ces résidus en un produit récalcitrant et en le stockant dans les sols, on obtient une méthode de séquestration du carbone extrêmement efficace et économique. A l’avenir, des crédits de carbone ou d’autres genres de compensation pourraient être disponibles pour cet effort, et cela signifierait une nouvelle source de revenus pour les paysans pauvres. Finalement, le biochar aide à résoudre un problème clé chez les pauvres populations dans les tropiques : le manque d’accès à l’énergie moderne, propre et renouvelable. La plupart des ménages du Congo rural utilisent de petits feux de bois pour cuisiner et pour se réchauffer. Cette forme traditionnelle d’utilisation de l’énergie exerce des pressions sur les ressources forestières comme elle est basée sur la combustion inefficace de la biomasse. Non seulement ce processus émet-il des quantités considérables de gaz à effet de serre, il est aussi responsable de la pollution de l’air à l'intérieur. C’est un phénomène qui, selon l’Organisation mondiale de la Santé, conduit à la mort prématurée d’environ 2 millions de femmes et d’enfants chaque année. En progressant vers un système basé sur le biochar, on peut résoudre ce problème. La technologie qu’on utilise pour arriver à ce but combine la pyrolyse lente et la gazéification. De cette manière, les paysans obtiendront l’accès à l’électricité renouvelable qui ne pollue pas. Le co-produit de ce processus est le biochar, qui serait stocké dans les sols où il contribuera à améliorer la production agricole d’une façon organique et durable. En bref, le projet biochar aidera à résoudre la pandémie de la faim en Afrique Centrale en s'attaquant à la racine du problème, à savoir : le déclin rapide de la fertilité des sols. Cette intervention ralentirait aussi la déforestation et la destruction de la biodiversité. En plus, il résoudra la crise de l’énergie domestique chez les pauvres. Enfin, le projet s’adresse aussi au problème du changement climatique en établissant un puits de carbone stable et en prévenant des émissions provenant du système d’énergie traditionnel. Le Congo Basin Forest Fund a accordé sa confiance à ADAPEL et Biochar Fund, parce que son score a été très élevé sur les strictes critères de sélection prédéfinis : (1) réduire le taux de la déforestation dans le bassin du Congo, (2) réduire la pauvreté en améliorant les conditions de vie des communautés qui habitent aux bords et dans les forêts, (3) renforcer les capacités des partenaires locaux (dans ce cas, les organisations de la société civile qui travaillent sur l’agriculture durable et l’agroforesterie), (4) augmenter nos connaissances sur l’écosystème des forêts et les facteurs conduisant à ces altérations (dans ce cas, l’étude des dynamismes des sols tropicaux et des systèmes de culture qui exercent des pressions sur les forêts), et (5) la présentation d’un concept de conservation innovateur, créateur et transformateur. Pendant les deux prochaines années les partenaires vont mettre en œuvre le projet dans la région de Pimu, qui comprend un groupe d’environ 10 villages se trouvant à la frontière de la forêt vierge. Les paysans de cette région utilisent la culture sur brûlis. Le site du projet est localisé dans la province de l’Équateur, au cœur de la République démocratique du Congo. Les communautés de cette région rurale sont parmi les plus pauvres du monde (les paysans gagnent moins de $150 par an). Elles souffrent de manière permanente d’une insécurité alimentaire. Jusqu'à présent elles continuent à déraciner des arbres afin d’obtenir des terres pour les cultiver. Laurens Rademakers, Directeur général du Biochar Fund: « Nous sommes très enthousiasmés d’avoir réussi à être sélectionnés par le CBFF, ce qui veut dire que le concept biochar est scientifiquement valable et qu’il peut résoudre de multiples crises environnementales, sociales et économiques qui affectent les gens les plus pauvres et qui en même temps peut protéger un écosystème unique dont bénéficie l’humanité tout entière. En plus, notre stratégie est innovatrice dans le sens où elle n’oblige pas la population à abandonner leurs modes de vie traditionnels au nom de la conservation. Dans notre concept, ‘les paysans restent paysans’.» Amede Daki Bopolo, Directeur général d’ADAPEL: « Les forêts du bassin du Congo sont des écosystèmes uniques qui doivent être protégés. Les générations futures vont se tourner sur nous pour voir ce que nous faisons aujourd’hui. Nos projets peuvent offrir des stratégies pragmatiques pour la conservation des forêts parce qu’elles s'orientent sur l’écosystème à travers de multiples perspectives : l’interaction entre la pédosphère, la biosphère, l’atmosphère et l’anthroposphère. La forêt congolaise abrite des millions de personnes, ce sont celles-ci qui possèdent les clés pour son exploitation durable et sa protection. La conservation de ces forêts est aussi une forme de justice sociale, parce que les pressions de la modernité engendrent non seulement la destruction de ces forêts, elles marginalisent aussi les communautés entières. Nos projets peuvent aider à renverser ces pressions. » Christoph Steiner, professeur de Biochimie et de Bioraffinage à l’Université de Géorgie aux États-Unis, se charge de la supervision scientifique du projet. Selon lui: « Le feu accélère le cycle du carbone tandis que le biochar le ralentit. La carbonisation conserve le carbone dans la biomasse qui ne serait sinon que brûlée ou, quand elle est jetée pour s’en débarasser, se décomposerait. La synergie entre l'aménagement durable de la fertilité des sols et un genre de « slash-and-char » a probablement été développée par la population préhistorique du bassin de l'Amazone et redécouverte ces dernières années sous le nom de « terra preta ». Ce projet-ci, un projet de conservation du carbone et du sol, peut servir de modèle dans le monde entier et peut remplacer la culture sur brûlis au niveau mondial. Une condition préalable pour sa mise en œuvre durable est l'accès au marché du carbone pour les plus pauvres des propriétaires fonciers, ce qui exige le travail des organisations comme ADAPEL, Biochar Fund et le CBFF. Le marché du carbone serait une incitation à utiliser des déchets de la biomasse, des résidus agricoles et des ressources renouvelables pour créer des puits de carbone. Il assurera les moyens d'investir à long terme dans la fertilité du sol et dans la récupération des terres dégradées. » ###
DOSSIER DE PRESSE Le dossier de presse en Anglais, avec des photos, illustrations et références géographiques: A propos de ADAPEL ADAPEL (Action pour le Développement de l'Agriculture et de la Pêche Avec Protection Environnementale de Likende) est une ONG congolaise basée à Kinshasa et à Pimu, province de l'Équateur. Elle developpe des stratégies innovatrices dans les domaines de l'agriculture tropicale durable et de l'agroforesterie, visant à servir les plus pauvres. ADAPEL a été créé en 2003. Plus d'infos: http://www.terresnoires.org A propos de Biochar Fund Biochar Fund est une organisation à but social qui explore les façons dont une agriculture à une empreinte carbone réduite, basée sur le biochar, peut être intégrée dans un concept de développement écologique capable de résoudre des problèmes clés comme l'insécurité alimentaire, la pauvreté énergétique, le changement climatique, la conservation de la biodiversité et la déforestation. Cette organisation a été créé en 2008 par un groupe de jeunes scientifiques venant de domaines divers: agronomie tropicale, science des sols, anthropologie sociale, économie du développement. En ce moment, Biochar Fund exécute un projet pilote au Caméroun avec la participation d'environ 1500 petits paysans pauvres. Son siège est situé à Louvain, Belgique. Plus d'infos: http://www.biocharfund.org A propos de Christoph Steiner Le Dr Christoph Steiner de l'Université de Géorgie, États-Unis, est un des scientifiques les plus reconnus dans les domaines de la séquestration du carbone à partir du biochar et de systèmes de bioénergie intégrés dans l'agriculture tropicale. Il a décrit le concept « slash and char ». Le Dr Steiner effectue la supervision scientifique de ce projet-ci. Il a mis à jour des projets de production de biochar et a étudié les effets de son utilisation dans des sols divers aux États-Unis et en Europe, ainsi que dans les pays suivants: le Brésil, la Bolivie, la Colombie, le Ghana, le Sénégal, l'Indonésie et la Chine. Il est conseiller pour l'UNCCD et il essaie de mettre la séquestration du carbone par du biochar sur l'agenda de l'UNFCCC. Plus d'infos: http://www.biochar.org A propos du CBFF Le Congo Basin Forest Fund a été lancé en juin 2008 par les gouvernements britannique et norvégien pour soutenir les propositions transformationnelles et innovantes susceptibles de favoriser le développement de la capacité des habitants et des institutions du Bassin du Congo, en leur donnant les moyens de gérer leurs forêts, en aidant les communautés locales à trouver des moyens de subsistance en adéquation avec les efforts de conservation des forêts et en ralentissant la déforestation. Il fournira une source de fonds accessibles et encouragera les gouvernements, la société civile, les ONG et le secteur privé à collaborer. Au départ, le financement du CBFF sera assuré par une subvention de 100 millions GBP. Plus d'infos: http://www.cbf-fund.org Liste des six projets retenus: http://www.cbf-fund.org/site_assets/downloads/pdf/projects_receiving_funding.pdf Liste de toutes les notes conceptuelles du premier appel: http://www.cbf-fund.org/site_assets/downloads/pdf/CBFF_list_concepts_received_reviewed.pdf ### |
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Louvain – Kinshasa, le 20 mai 2009 – L'organisation belge Biochar Fund et son partenaire congolais ADAPEL ont le plaisir d’annoncer que leur projet pour la protection des forêts tropicales a été sélectionné par le Congo Basin Forest Fund (CBFF). Plus de 200 organisations ont répondu à ce premier appel, et à l'issue de ce qui a été décrit comme « une procédure de sélection très compétitive » seuls six projets ont été retenus.
L’introduction du biochar aide aussi à freiner le cycle de la culture sur brûlis utilisé par les paysans. Parce que les sols qu’ils cultivent sont si pauvres, ces petits agriculteurs sont obligés de transférer leurs cultures sur une autre terre après seulement quelques années quand les nutriments de ces sols ont été épuisés (système de la « culture itinérante »). En ralentissant le rythme de ce cycle par du biochar, la déforestation peut être graduellement supprimée.

